Interview de Patrice Leconte

2018 est une année record, un cru exceptionnel. Quel bilan en faites-vous en tant que Parrain Officiel ?

Le Festival prend de l’importance, acquière de plus en plus de reconnaissance, ce qui ne peut que me réjouir. D’autant que ça n’est pas fini.

Que représente pour vous le Festival du Film du Croisic ?

Un Festival à part, intelligent, utile, chaleureux et singulier.

 

Comme expliquez-vous son succès grandissant d’année en année ?

Le succès est dû au travail de tous, Mickaël Gauthier en tête, bien sûr, mais aussi tous les bénévoles ouverts, motivés, qui ne ménagent pas leur peine et font de ces 10 jours un moment rare.

 

Quel est votre engagement et votre implication en tant que Parrain Officiel ?

Aider, favoriser, épauler, faire connaître, et puis aussi être là, chaque année, quand mon emploi du temps me le permet.

 

Quel regarde porte la profession sur un tel évènement ? Quand on voit le nombre d’artistes et d’équipes de films qui se déplacent tous les ans…

Plus un Festival grandit, plus il est connu. Et plus il est connu, plus des équipes font le déplacement pour accompagner leur film ou faire partie du jury. C’est l’effet “boule de neige”.

 

Parlez-nous de Mickaël Gauthier, le créateur et Directeur du Festival. On n’imagine pas le Festival du Croisic sans lui…

Le Festival n’existerait pas sans Mickaël. C’est pour cela qu’il doit rester, et devenir le Gilles Jacob du Croisic. Il a su fédérer, convaincre, séduire, je ne vois pas ce qui pourrait l’arrêter. Mais il a aussi la tête sur les épaules, il est lucide, et n’entraînera jamais le Festival dans un truc surdimensionné. Le Croisic, malgré son essor enthousiasmant, restera toujours un Festival à dimension humaine, tel que nous l’aimons.

 

D’ailleurs, on imagine plus non plus le Festival sans ce binôme de présentation incroyable : Mickaël Gauthier + Willy Liechty ! Vous semblez vous aussi satisfaits et très fiers de leur duo…. Un duo qui pour certains festivaliers mériterait d’arriver sur scène au théâtre, d’autant qu’ils ont aussi des projets communs notamment sur grand écran.

C’est sûr que ces deux là se sont bien trouvés et que leur binôme fonctionne à merveille. Quant à leurs projets de cinéma ou de théâtre (dont je ne savais rien, à part le court-métrage), je leur souhaite toutes les joies du monde.

Le Festival repose aussi sur une base et une implication de bénévolat important. Quel message avez-vous pour eux ? Et quel conseil donneriez-vous aux bénévoles qui s’investissent ou souhaitent s’investir dans ce genre d’aventure ?

Chers bénévoles, sans Mickaël Gauthier il n’y a plus de Festival, mais sans vous il n’y a plus de Mickaël Gauthier. Il le sait croyez-moi. Tout le monde sait cela. Et je ne vous remercierai jamais assez pour tout le travail que vous faites, souvent dans l’ombre, mais toujours avec le sourire et l’efficacité. Merciiiiiiiiiiiiiiii.

 

Quelle couleur sera donnée à l’édition 2019 qui est en préparation déjà depuis quelques temps ?

Une seule couleur, ce n’est pas assez. La prochaine édition sera multicolore.

 

Si le Festival du Film du Croisic devait un jour recevoir OBLIGATOIREMENT un invité, incontournable, de qui s’agirait-il ?

Claude Chabrol, s’il pouvait revenir parmi nous.

 

Comment voyez-vous l’avenir du Festival ? Quels vont être ses défis à relever dans les prochains mois ? prochaines années ?

Il n’y a pas de défi pour le Festival. La seule chose à éviter est le ron-ron. Car si le Festival s’endort, les spectateurs dormiront aussi. Mais je sais que nous sommes à l’abri de cela, la routine n’étant pas la marque de fabrique du Croisic.

Enfin, à quand un de vos films au Festival du Film du Croisic ? Vous étiez venu en 2013 pour UNE PROMESSE, et votre dernier film UNE HEURE DE TRANQUILLITE date de fin 2014…

Je vais tourner en novembre/décembre une adaptation de Simenon. Alors, allez savoir si je ne serai pas au Croisic en octobre 2020 … A condition que mon film soit sélectionné (mais je connais bien le parrain, ça devrait pouvoir s’arranger).
Patrice LECONTE